Il était une fois… le Futuroscope

Il était une fois… le Futuroscope

Le Futuroscope est un des premiers parcs à thèmes à avoir ouvert ses portes en France. Mais ce qui fait en partie son originalité, c’est son histoire atypique. Ce projet, porté à l’origine par le conseil général de la Vienne et son président René Monory, avait pour objectif de rendre un département rural plus attractif.

En mars 2000, le Groupe Amaury devient l’exploitant du parc. Après deux ans de gestion hasardeuse, l’entreprise privée jette l’éponge. Le Futuroscope revient dans le giron de l’institution départementale mais son image est ternie.

Depuis 2011, le parc est géré par la Compagnie des Alpes, filiale de la Caisse des Dépôts et Consignations, qui investit massivement dans le développement du complexe de loisirs.

En 2019, il est le 3e parc à thèmes le plus visité de France. Il se classe également dans le top 20 des parcs les plus fréquentés d’Europe.

Quelle est la recette du succès du Futuroscope ? Comment une destination, qui a pour thème le futur, fait-elle pour ne pas être dépassée par le progrès technologique ? Son histoire devrait nous apporter la réponse à ces questions.

Pour plus d’informations sur l’architecture des pavillons du Futuroscope, je vous propose de découvrir l’article « Le Futuroscope, un parc à l’architecture audacieuse »

Rendre le département de la Vienne attractif

La loi de décentralisation du 2 mars 1982, qui donne la possibilité aux exécutifs locaux de disposer de leur budget en totale liberté, est le point de départ de l’histoire du Futuroscope. À cette époque, La Vienne est un département rural, peu attractif, dirigé par René Monory ancien Ministre de l’Économie de Valéry Giscard d’Estaing. L’homme politique souhaite dynamiser son territoire. Pour cela, il souhaite créer un Observatoire du futur. La première mouture de ce projet, présentée aux élus départementaux le 24 octobre 1983, intègre un bâtiment de loisirs où le public pourra se familiariser aux nouvelles techniques de l’information et de la communication.

Trois mois plus tard, le 21 janvier 1984, les pouvoirs publics annoncent que cet Observatoire du futur, rebaptisé Futuroscope, sera construit sur un terrain à cheval sur les communes de Jaunay-Clan et Chasseneuil-du-Poitou. Les travaux préparatoires vont bon train. Un concours d’architecte est lancé pour imaginer l’apparence que prendra le Pavillon du Futuroscope. Les promoteurs du projet veulent un bâtiment à l’architecture audacieuse. Deux cabinets sont choisis : Laming-Salignat et Tuloup et associés. Le premier a en charge la réalisation des plans du pavillon, le second doit superviser sa construction.

Le 11 décembre 1984, la première pierre du Pavillon du Futuroscope est posée. Au sein des fondations du bâtiment est enfouie le message suivant :

« De cet édifice, la première pierre est posée le mardi 11 décembre 1984 par des hommes de bonne volonté.

Alors que 475.000.000 secondes les séparent de l’an 2000, ils sont anxieux des événements appelés à marquer, d’ici à la fin du siècle, une Terre à l’ère de l’intelligence et des technologies – les civilisations agricole et industrielle d’hier laissant la place à une civilisation au substrat immatériel nommé information – avec la perspective d’une transformation profonde des professions, de la société, de l’individu lui-même.

Cependant, ils se montrent confiants, autant que fascinés par l’aventure.

Ils mesurent en effet leur chance de connaître cette heure suprême de l’histoire de l’humanité, avec le privilège de la vivre non en spectateur d’une pièce qui aurait été écrite, mais en auteur qui, par ses choix, fixe le dénouement.

C’est pour remplir leur tâche le mieux possible, pour d’abord s’informer et informer, qu’ils ont décidé de construire, sous le ciel de la Vienne, ce beffroi devant leur permettre une observation et une conduite de l’avenir, le Futuroscope.
»

Alors que le premier bâtiment commence à sortir de terre, les membres de la Commission Futuroscope entament une série de voyages à travers le monde pour trouver des expériences à proposer aux futurs visiteurs. L’équipe se rend :

À l’exposition internationale de Tsukuba, au Japon, ils découvrent le procédé IMAX qui permet de diffuser des images en haute définition, grâce à l’utilisation de pellicules 70 mm. Dans les cinémas classiques, les films sont projetés grâce à des pellicules 35 mm.

René Monory et Thierry Breton à l’exposition internationale de Tsukuba

À Epcot, un des parcs du complexe Walt Disney World en Floride. L’équipe a pu y étudier le concept de parc de loisirs à vocation éducatif. À cette époque, le parc américain est composé de pavillons qui proposent des expositions et des spectacles sur le thème des nouvelles technologies.

Au fil des années, le volet parc de loisirs du projet prend de l’ampleur. Le 4 février 1985, le Conseil général annonce la création de nouvelles installations. Elles prendront place autour du Pavillon du Futuroscope en construction*. On retrouve un cinéma IMAX, un Pavillon de la Communication, un Pavillon du Temps, un Pavillon de l’Agriculture, un Pavillon de la Santé, une zone Les Arcades de l’Avenir, le Théâtre Alphanumérique, Le Monde des Enfants, une aire des Pavillons Technologiques, des Pavillons Étrangers et des Pavillons Régionaux. Le contenu de ces différentes installations n’est pas communiqué. Un hôtel est aussi prévu au sein du complexe.

En novembre 1985, la construction d’un second bâtiment démarre. Il s’agit du Pavillon du Cinéma, renommé Kinémax par la suite. L’ouverture du parc de loisirs, baptisé Futuroscope, est prévue pour le printemps 1987. Le budget pour la construction des 6 premiers pavillons, du Théâtre Alphanumérique, d’un flume, des accès au parc et du parking est estimé à 200 millions de francs (environ 59 millions d’euros) en décembre 1985. Cette enveloppe est portée à 274 millions de francs (environ 78 millions d’euros) lors de son vote par les élus du département le 20 juin 1986. La fin de la construction de cette première tranche est prévue pour 1990.

Le parc scientifique et de loisirs s’inspire grandement du complexe Epcot. Chaque pavillon doit être parrainé par une grande entreprise. Plusieurs sont contactées comme Bull, EDF, Elf Aquitaine, Philips ou encore Thomson.

Le 21 juin 1986, René Monory présente sur FR3 Poitou Charentes la maquette du Futuroscope. Le plan du parc, dont la forme représente une « oreille à l’écoute des pulsations de l’univers », est composé du Pavillon Futuroscope, du Pavillon du Cinéma, d’un lac et de son Théâtre Alphanumérique, du Monde merveilleux des enfants, de 4 pavillons technologiques (santé, agriculture, temps, communication …) et des Galaxies du Futur.

Le 13 juillet 1986, le Tour de France fait étape pour la première fois au Futuroscope. L’occasion pour les téléspectateurs du monde entier de découvrir le parc en construction.

Un mois plus tard, le 28 août 1986, René Monory devenu ministre de l’Éducation nationale présente au grand public et aux médias le chantier du Futuroscope en présence d’Alain Madelin (ministre de l’Industrie), François Léotard (ministre de la culture) et Philippe de Villiers (Secrétaire d’État à la Culture).

À partir de cet été 1986, les visiteurs peuvent parcourir gratuitement le site jusqu’à son ouverture officielle.

Futuroscope : le parc Européen de l’image

Le 31 mai 1987, le Futuroscope ouvre ses portes au public. Son slogan : « Un nouveau regard sur le monde qui change ». Le logo de la destination est une version stylisée du Pavillon du Futuroscope.

Cette première saison est pensée comme un prélancement. En effet, le complexe ferme dès la fin du mois d’août. Les visiteurs peuvent y découvrir :

  • Le Kinémax, une salle IMAX de 440 sièges qui abrite un écran plat d’une surface de 600 m². Il s’git du plus grand écran plat d’Europe. En 1987, trois films y sont diffusés en alternance : « Le rêve est vivant », « À tire d’aile », « Les oies sauvages ».
  • Le Pavillon du Futuroscope qui présentait l’attraction sur le Christophe Colomb et la découverte des infinis. Dans ce parcours scénique le célèbre navigateur, accompagné de son fidèle toucan, accueille les visiteurs à bord de son bateau : la Santa Maria. Tous deux entraînent ensuite le public dans une aventure qui comment par le monde de l’atome et ceux jusqu’aux galaxies.
  • Une zone ludique.
  • Le Pavillon Tetra Pak où les visiteurs pouvaient découvrir le processus de fabrication des briques de lait.
  • Sur le plan de la restauration, on retrouve un restaurant au pied du Kinemax : Le Cristal.

Le 26 juin 1987, le parc est officiellement inauguré en présence de Jacques Chirac, alors Premier ministre. Quinze jours plus tard, le 10 juillet 1987, la dixième étape du Tour de France arrive au Futuroscope. Grâce à cet évènement, le parc parfait sa notoriété à l’échelle internationale.

Suite à la défection des grandes entreprises qui devaient sponsoriser les futurs pavillons du parc, le projet doit être repensé. Les bâtiments Galaxies du Futur, le Pavillon de la Santé, le Pavillon du Temps et le Pavillon de l’Agriculture sont abandonnés. Le parc décide alors de se concentrer sur le développement d’expériences basées sur des procédés cinématographiques innovants. Progressivement, il s’affirme comme « Le Parc Européen de l’Image ». Slogan qu’il endossera d’ailleurs à compter de 1991, et ce jusqu’en 1998. Le Pavillon de la Communication, quant à lui, est maintenu mais son contenu est entièrement revu.

Pour cette première saison, le parc accueille 227.000 visiteurs.

Le 12 mai 1988, le Futuroscope donne le coup d’envoi de sa seconde saison.

Vue aérienne du parc le 18 juin 1988 – À gauche, le Palais des Congrès en construction

Plusieurs nouveautés viennent enrichir l’offre du parc :

  • Le Cinéma Dynamique. Ce simulateur, construit par Intamin, est composé de 5 banquettes montées sur vérins hydrauliques. Petite particularité : les films sont projetés en 48 images par seconde. À son ouverture, 6 films y sont diffusés en alternance : « Roller Coaster », «Alpine Raceway Train », « Beach Buggies », « Downhill Racer », « Police Chase » et « Whitewater Rafting ».
  • Le Monde des Enfants qui compte à son lancement 70 activités comme des toboggans, la Tomate Géante et sa piscine à balles, des trampolines, le Royaume de la Télécommande où les enfants peuvent manoeuvrer des maquettes de bateau à distance, ou encore Les Passages de la Découverte et ses postes de jeux.
  • Le Pavillon de la Créativité où les visiteurs peuvent découvrir le procédé Showscan qui permet de voir un film en haute définition (pellicule 70 mm avec 60 images par seconde). Le court-métrage diffusé, « New Magic », est en fait une bande démo qui permet de faire découvrir cette nouvelle technologie.
  • Au Kinémax, le film « Grand Canyon » est projeté.

Le 24 juin, le chanteur Ray Charles se produit sur la scène du Théâtre Alphanumérique.

Le 3 août 1988, une nouvelle expérience ouvre ses portes au sein du Pavillon du Futuroscope : le Lévitoscope. Cette animation vient compléter l’attraction Christophe Colomb et la découverte des infinis. Grâce à un ascenseur, les visiteurs accèdent à l’intérieur de la sphère située sur le toit du pavillon. À l’intérieur, ils assistent à la projection d’un un ciel étoilé.

En décembre 1988 est inauguré le Palais des Congrès. Ce dernier se situe, pour l’heure, en bordure extérieure du parc.

Pour sa deuxième saison, le parc accueille 550.000 visiteurs. Plus du double de l’année précédente.

Pour maintenir cette croissance, le Futuroscope poursuit une stratégie de développement de son offre d’attractions. Ainsi, durant la saison 1989, plusieurs pavillons sont inaugurés :

  • Le Pavillon de la Communication qui présente un spectacle multi-écrans : « Les Démons Apprivoisés ». Ce film est diffusé en 60 images par seconde sur 9 écrans de tailles différentes
  • Le Cinéma en Relief, appelé aussi Pavillon de la Terre et de l’Eau, où est diffusé le film en 3 dimensions : « Rêves sous-marins ».
  • Le Cinéma 360°, une salle où les visiteurs peuvent assister à la projection d’un film tout autour d’eux, grâce 9 écrans formant un cercle de 21 mètres de diamètre. Ce dispositif à 360° permet de placer les spectateurs au cœur de l’action. Pour cette première année, le film projeté est « Supership 9 ».

D’autres attractions sont mises à jour comme le Kinémax qui diffuse pour cette saison 89 le film « J’écris dans l’Espace », ou encore le Pavillon de la Créativité qui propose le film « Let’s Go ».

Au cours de cette saison, l’Hôtel du Futuroscope ouvre ses portes.

Le 7 juillet 1989, la sixième étape du Tour de France arrive au Futuroscope. À la fin de la saison, 750.000 personnes ont visité le parc, soit 3 fois plus qu’en 1987. Le parc a également accueilli, au début de cette saison, le millionième visiteur depuis son ouverture.

En 1990, Le Pavillon de l’Omnimax est inauguré. Le film IMAX « Le Rêve est Vivant » y est projeté sur un écran semi-sphérique de 900 m² grâce à un objectif Fish Eye. Le design extérieur n’est pas encore finalisé lors de son ouverture. Il faudra attendre la saison suivante pour que la boule de 27 mètres de diamètre soit protégée par un cube de verre.

Le Futuroscope a fait de la création de bâtiments à l’architecture atypique sa marque de fabrique. Les visiteurs peuvent maintenant les découvrir sous un nouveau jour grâce à la Gyrotour. Cette tour d’observation, construite par Intamin, emmène 90 personnes à 45 mètres de haut pour leur offrir un point de vue unique sur la destination.

Le 29 juin 1990, le Futuroscope accueille le dernier numéro de l’émission d’Antenne 2 : Champs Elysées présentée par Michel Drucker.

Le parc se lance dans la production de son premier film en 360°. Ce dernier a pour thème le Tour de France. Le tournage est réalisé à l’occasion du départ de la course, le 1er juillet 1990. Le film est quand à lui diffusé dès la saison 90 au Cinéma 360°.

La programmation de plusieurs cinémas est modifiée : « Extrêmes Limites » (Kinémax), « Voyage en Australie » (Pavillon de la Créativité), « Imagination » (Cinéma en Relief).

Sur le plan architectural l’habillage définitif du Pavillon de la Communication, qui représente une immense goutte d’eau, est installé. Son spectacle, « Les Démons Apprivoisés » est remplacé par « La Grande Aventure de la Communication ».

Un nouveau point de restauration ouvre ses portes : le Restaurant de l’Europe. Il change de nom en 1998 et devient Studio Grill, et enfin Miam ! en 2023.

Au printemps 1991 ouvre l’attraction interactive Cinéautomate où est diffusé le film « Le Chêne et les Enfants ».

Durant la séance, les spectateurs doivent choisir l’évolution de l’histoire. En effet, à trois reprises, on leur présente brièvement deux suites possibles au film. Grâce à des boutons, intégrés aux accoudoirs de leurs sièges, les visiteurs doivent voter pour la suite qu’ils préfèrent. Il existe au total 6 variantes du film.

Le film « Les Castors » est projeté au Kinémax, « Kiwi Magic » au Pavillon de la Créativité, « Planète Bleue » à l’Omnimax et « Rêve Sous-Marins » au Cinéma en Relief.

En 1991 le Futuroscope dépasse, pour la première fois, la barre symbolique du 1 million de visiteurs. Ils sont, plus exactement, 1.0270.000 à s’être rendus dans le Parc Européen de l’Image.

L’année suivante, l’attraction Tapis Magique est inaugurée. Elle présente un dispositif technique inédit : les visiteurs sont placés au coeur de l’action, grâce à deux écrans géants IMAX placés devant et au-dessous d’eux. Cette double projection donne l’impression aux spectateurs de flotter dans l’image. Jusqu’en 2003, c’est le film « Des Fleurs dans le Ciel » qui y est diffusé.

Paysages d’Europe ouvre ses portes. Dans cette attraction de type tow boat ride, les visiteurs déambulent en barque entre de grandes fresques représentant différents paysages d’Europe au son de musiques locales.

Au Cinéma en Relief est projeté « Thomas et les Lions » (un film coproduction par le Futuroscope), « Antarctica » au Kinémax, « Andalousie, Tradition et Changement » au Cinéma 360° et « Extrêmes Limites » à l’Omnimax.

Le 5 juillet, le parc participe à l’émission de TF1 Intervilles. Le Futuroscope affronte une équipe du parc lorrain Walibi-Schtroumpf.

La programmation du Cinéma Dynamique évolue aussi. Deux films sont joués en alternance : « Olympic Bobsleigh » et « Ninja Revolution ».

À la fin de la saison 1992 le parc se maintient au-dessus du million de visiteurs avec 1.300.000 entrées.

L’année suivant, la destination se dote d’un nouveau pavillon : le Solido. Le bâtiment abrite un écran hémisphérique de 27 mètres de diamètre. Un effet de relief est restitué, grâce à des lunettes à cristaux liquides synchronisées au film par infrarouge. Le film projeté : « Échos du Soleil ».

Le film « Les Oies Sauvages » revient au Kinémax, « La Mine du Diable » et « Duel dans le Désert » sont joués en alternance au Cinéma Dynamique, « À la découverte de la nature » au Pavillon de la Communication, « Les Feux du Koweït » à l’Omnimax.

Au Théâtre Alphanumérique est présenté le premier spectacle nocturne du parc : « La Symphonie des Eaux ». Le 1er juillet, le théâtre accueille le tournage de l’émission de TF1 : Sacrée Soirée, présentée par Jean-Pierre Foucault.

Les investissements réalisés par le Futuroscope ces dernières années sont payants. La fréquentation fait un grand bond en avant, passant à 1.950.000 visiteurs, soit une augmentation de 50% par rapport à l’année précédente.

Le saviez-vous ? Durant ses premières années d’existence, le Futuroscope disposait de 2 mascottes : Futura et Roscope. Les voici posant devant le Kinémax en 1993 !

Saison après saison, le parc n’a eu de cesse de repousser sa date de fermeture. À partir de 1994, il est ouvert toute l’année. Cette 7e saison voit l’arrivée de plusieurs nouveautés :

Le Pavillon de la Vienne. L’attraction est composée de deux salles.
Tout d’abord un préshow, où les spectateurs assistent à la diffusion d’un documentaire sur l’histoire du Futuroscope et de sa technopole, sur un mur d’images composé de 850 téléviseurs à tube cathodique.
Dans la deuxième salle est présenté le film dynamique « La Vienne Dynamique ». Dans ce film de 12 minutes, nous suivons Tom qui traverse le département de la Vienne à toute allure pour arriver à temps à son mariage. Dans ce voyage, il se fait aider par le Guerliguet des Forêts.

Cinéma Dynamique 2. Cette salle reprend le même dispositif que l’attraction cinéma dynamique lancée en 1988 (rebaptisé à compter de cette saison Cinéma Dynamique 1). Le film « La Mine du Diable » y est diffusé.

L’Aquascope, une salle présentant un film-jeu interactif « Voyage au Fil de l’Eau ». Installés devant un écran de télévision, reliée à une console CD-i, 164 binômes de « spect’acteurs » doivent répondent à plusieurs questions sur le thème de l’eau. Ces dernières sont posées par Albert et Lucien, deux présentateurs projetés sur un écran large écran en front de salle. Les duos qui répondaient juste à toutes les questions gagnaient, à la fin de la séance, des entrées gratuites pour le parc.

Le film « La Planète Vivante » arrive au Kinémax, « Olympic Bobsleigh » et « Duel dans le Désert » au Cinéma Dynamique 1, le film « New Magic » revient au Pavillon de la Créativité et « Les Découvreurs » est projeté à l’Omnimax.

Le 9 juillet 1994, la 7e étape du Tour de France arrive au Futuroscope.

En 1995, le cinéma fête ses 100 ans. Le parc européen de l’image se devait de marquer le coup. C’est à cette occasion qu’est lancé le Pavillon Images Studio qui rend hommage au 7e Art. Cette fois-ci, le Futuroscope propose un parcours scénique suspendu du type omnimover. Durant cette expérience, sorte de visite guidée dans les coulisses du cinéma présentée Pierre Tchernia, des projections permettaient de découvrir les différentes étapes de la création d’un film.

La programmation de plusieurs attractions est modifiée cette année aussi : au Kinémax est projeté « Afrique : Le Serengeti », « La Mine du Diable » et « Olympic Bobsleigh » au Cinéma Dynamique 1, « Un Tour de France en 360° » est de nouveau joué au Cinéma 360°. Le Cinéma en Relief propose aux visiteurs le film 3D « Glacé » tandis qu’à l’Omnimax est joué le film « La Nature et ses secrets ».

Les expansions successives du parc font que le Palais des Congrès se trouve maintenant au coeur même du Futuroscope. Il est donc déplacé, courant de cette année 1995, en dehors de l’enceinte du parc.

Le 12 juillet 1995, le Futuroscope accueille de nouveau l’émission Intervilles. Le tournage, en direct, se déroule sur le Lac aux Images. Poitiers affronte Cognac.

Cette saison se termine sur un nouveau record : le parc a accueilli 2.700.000 visiteurs. Il projette d’atteindre la barre des 4 millions de visiteurs annuels pour son dixième anniversaire, 2 ans plus tard.

L’année suivante, en 1996, ouvre le Pavillon IMAX 3D où est projeté le moyen métrage de Jean-Jacques Annaud : « Les Ailes du Courage ». Dans ce film, les spectateurs suivent Henri Guillaumet, pilote de l’Aéropostale, dans les jours qui suivent son crash d’avion au coeur de la cordillère des Andes, en plein hiver Astral.

Sur le plan technique, l’impression de relief est ici rendue possible grâce à des lunettes polarisantes. Au moment de sa sortie, Les Ailes du Courage est le tout premier film de fiction au format IMAX 3D.

Le saviez-vous ? Quelques années après l’ouverture du Pavillon IMAX 3D, un terrain de foot a été construit sur le toit du bâtiment. L’infrastructure est accessible aux membres du personnel. Il est possible de l’observer depuis la vue satellite de Google Maps.

Le showscan du Pavillon de la Communication est rebaptisé Cinéma Haute Résolution. Le film « Poitou-Charentes, Émotions du monde » y est projeté.

La programmation d’une grande partie des salles de projection du parc est modifiée : « Le Mystère des Mayas » arrive au Kinémax, « L’Europe en Multicoque » au Cinéma 360°, « Le Château de Dracula » au Cinéma Dynamique 1, « Course dans l’Espace » au Cinéma Dynamique 2 ou encore « Demain l’Espace » à l’Omnimax.

Une salle en libre accès, baptisée Vidéo Haute Définition, permet aux visiteurs de découvrir un court-métrage en images de synthèse HD : « Le Pays du Jazz ». Cette expérience prend place au-dessus du Monde des Enfants.

Fin 1996, le parc atteint cette année la barre des 2.900.000 visiteurs, chiffre jamais égalé depuis. Il est passé en quelques années de 2 à plus de 15 pavillons. Pendant les prochaines années, le parc va s’attacher à fidéliser ses visiteurs et rentabiliser ses nombreux investissements. En effet, plus aucun bâtiment ne sortira de terre jusqu’à l’an 2000. Cette stratégie sera-t-elle payante ?

Un parc en perte de vitesse

1997, le Futuroscope célèbre son 10e anniversaire. À cette occasion, un nouveau spectacle nocturne est lancé : « Le Lac aux Images ». Le Cinéautomate devient Ciné-Jeu. Dans cette nouvelle attraction le public, divisés en deux équipes, s’affronte dans un combat de mini-jeux.

Cette même année, la salle de jeux d’arcade Cyber Avenue ouvre ses portes. Au Pavillon de la Communication un nouveau film, produit par le Futuroscope, est projeté : « Les Autoroutes de l’Information ».

À la fin de la saison 1997, avec 2.818.000 visiteurs, le Futuroscope se classe à la deuxième place des parcs à thèmes les plus fréquentés de France pour la 6e année consécutive. Malheureusement, le manque d’investissements des années qui suivent, associé à une dégradation de l’image du parc sous l’ère Amaury va entrainer son déclin en seulement 4 ans.

Durant l’année 1998, Cyber Avenue s’agrandit avec Cybermédia. Les visiteurs ont accès à un espace de découverte du multimédia, d’internet, et des jeux vidéo de 1.600 m².

La salle de l’ancien Palais des Congrès accueille un spectacle mêlant images et illusion : « Imagic ».
Le personnage principale de ce show est un magicien malicieux, incarné par Jean-Claude Dreyfus, qui fait sortir des images d’un écran grâce au Magimax. Mais un dysfonctionnement de cette machine fait surgir un clone dangereux et virtuel du magicien. Ces derniers reprennent en main le spectacle. S’en suit alors une bataille entre les deux illusionnistes, sur plusieurs écrans et aussi en direct sur la scène.

« Imagic » sera joué jusqu’en 2001.

Le Cinéma Dynamique 2 diffuse le film sur la découverte des satellites : « Astratour ». Ce film est produit par le Futuroscope.

Le 17 juillet, le parc accueille une nouvelle l’émission Intervilles. Angoulême affronte Montmorillon.

Pour la seconde fois de son histoire, la fréquentation du parc diminue par rapport à l’année précédente. En 1998, 2.650.000 visiteurs passent les tourniquets d’entrée du parc.

L’année suivante, l’animation Images du Goût est proposée au Pavillon du Futuroscope. Les visiteurs découvrent l’importance des 5 sens à travers un parcours de 6 salles : une pour chaque sens et une dernière où ils pouvaient réaliser leur propre bilan sensoriel.

Le 23 juillet 1999, le Tour de France étape au Futuroscope. Le lendemain, le parc sert de cadre à une épreuve de contre-la-montre.

Le déclin du parc se poursuit en 1999 avec 2.350.000 visiteurs. Cette saison est importante dans l’histoire de la destination car, le 18 mai 1999, le conseil général de la Vienne, considérant qu’il n’a pas vocation à garder la gestion du Futuroscope, décide de céder au Groupe Amaury 69,5 % de la société d’exploitation du parc pour 277 millions de francs (42 millions d’euros). Le nouvel exploitant doit aussi s’acquitter d’un loyer annuel de 36 millions de francs (5,5 millions d’euros).

Le logo de la destination est modifié. Son slogan devient « Beaucoup plus que des images ».

À partir de mars 2000, le Futuroscope est géré par le Groupe Amaury. Dès le 1er avril, un nouveau simulateur en IMAX 3D est inauguré : « Le Défi d’Atlantis ». Il s’agit d’un procédé unique dans monde, à cette époque. Le film est simultanément projeté en Imax sur un écran hémisphérique de 900 m² et restitué en trois dimensions grâce à des lunettes à cristaux liquides synchronisées au film par infrarouge. Les visiteurs sont, quant à eux, installés sur des plateformes dynamiques.

Le 13 juin, la gare SNCF du Futuroscope ouvre ses portes. Elle permet aux visiteurs d’accéder directement au cœur du parc via une passerelle qui enjambe la RN 10.

Source : Wikipedia – photo prise par ŸaouhPower

Le 1er juillet, le parc accueille le départ de la 87e édition du Tour de France.

Le Pavillon de la Créativité ferme ses portes. Une partie bâtiment est transformée en boîte de nuit, à destination du personnel : Le Moonlight.

Au cours cette saison 2000, le parc a reçoit 2.260.000 visiteurs.

Pour le lancement de sa seconde saison en tant qu’exploitant, le Groupe Amaury se lance dans une stratégie dont l’objectif est de dépoussiérer l’image du Futuroscope. Une nouvelle campagne de communication est lancée sur tout le territoire. À cette occasion, le parc change de nom et devient Planète Futuroscope. Son slogan est, à compter de cette année, « Sortez de votre planète ».

En parallèle, le parc revoit la programmation de plusieurs pavillons pour sa 15e saison : « Cyberworld » au Pavillon IMAX 3D, « Océan Oasis » au Kinémax, « Superstition » au Cinéma Dynamique 1 et « Métropole Défi » au Ciné-Jeu.

Le 18 avril, Planète Futuroscope accueille son 25 millionième visiteur. À la fin de cette nouvelle saison, le parc totalise 1.950.000 entrées. En seulement 6 ans, la destination a perdu 1 million de visiteurs.

Pour tenter d’éradiquer cette baisse, une nouvelle attraction est lancée dès le printemps 2002, en lieu et place de l’Aquascope : « Destination Cosmos ». Pour accueillir cette nouvelle expérience, l’ancien bâtiment est agrandi de 500 m² pour accueillir un préshow – une salle d’exposition présentant le système solaire et l’histoire de l’astronomie – en plus d’une boutique. L’attraction en elle-même est un planétarium où est diffusé le film « Destination Cosmos », sur un écran en dôme de 21 mètres de diamètre.

Un nouveau spectacle nocturne, conçu par Yves Pépin, est proposé : « Le Miroir d’Uranie ».

La programmation de plusieurs salles est changée. Ainsi on retrouve « Sur les traces du Panda » au Kinémax et « Plongeurs sans limite » à l’Omnimax.

Mais le déclin de la fréquentation du parc s’accélère. 1.553.000 personnes passent les portiques d’entrée en 2002, soit 400.000 de moins que l’année précédente. La campagne de publicité, diffusée sur les écrans TV cette année, brouille l’image du Futuroscope.

Les pertes s’accumulent et à la fin de la saison, le parc passe tout près de la faillite. Les relations se tendent entre le conseil général de la Vienne et le Groupe Amaury. L’institution publique accuse l’exploitant de ne pas renouveler les attractions et lui rapproche son inexpérience dans le métier des parcs de loisirs. Le groupe privé dit s’être fait « berner » par le département de la Vienne quant à la situation du parc à son arrivée.

Le 1er novembre 2002, le Futuroscope est repris par le conseil général de la Vienne. Le Groupe Amaury doit tout de même essuyer les dettes accumulées durant les années où il était exploitant.

Reprise en main de la destination

Pour marquer le retour du parc dans le giron du département, le parc reprend le nom de Futuroscope. Son logo est également modifié. Alors que les précédents mettaient en avant le Pavillon du Futuroscope, la nouvelle identité visuelle met en valeur le Kinémax. Le slogan de la destination se veut minimaliste : « Futuroscope, le Parc ».

L’offre est également profondément modifiée. En effet, 8 attractions sont modifiées au cours de cette saison 2003 :

  • La Cité du Numérique au Pavillon du Futuroscope et son parcours de découverte des jeux vidéo où 60 consoles et 80 ordinateurs sont mis à la disposition des visiteurs. Cet espace a été créé en partenariat avec Microsoft, Infogrames et Thomson.
  • Plusieurs pavillons voient leur programmation évoluer. Ainsi on retrouve : « Space Station 3D » au Solido, « Percussions du Monde » à l’Omnimax, « Peur dans la Mine » au Cinéma Dynamique 1, « Poursuite Éclair » au Cinéma Dynamique 2.
  • Un nouveau spectacle est présenté dans la salle Imagic : « Les Grandes Illusions », un spectacle créé par le magicien Bertrand Lotth.
  • Une exposition de photographies est proposée aux visiteurs dans les allées du parc : Des volcans et des Hommes.

Dans le même temps, l’attraction « Métropole Défi » ferme définitivement ses portes.

Tout au long de la saison, des spectacles musicaux, du théâtre de rue, des festivals sont organisés. Au mois de juillet, le parc organise la Coupe du Monde de Jeux Vidéo.

Le 14 juillet 2003, Patrick Bruel se produit sur la scène du Théâtre Alphanumérique, dans le cadre de sa tournée Entre deux.

Malgré ces nouveautés, seulement 1.205.000 visiteurs se pressent aux portes du parc. Dix ans auparavant, la destination en accueillait 700.000 de plus.

Pour le début de la saison 2004, la salle du Cinéma Dynamique 2 est rénovée. Elle change également de nom et devient Le Meilleur du Dynamique. Les banquettes sont remplacées par 12 simulateurs de 4 places chacun. Niveau programmation, l’attraction propose 5 films diffusés en alternance : « Superstition », « Péril sur Akryls », « La Mine du Diable », « Kid Coaster », « Les Mystères du Temple Perdu » et « Glacier Run ».

Jacques Perrin produit le nouveau film projeté dans l’attraction du Tapis Magique : « Voyageurs du Ciel et de la Mer ».

À l’Omnimax, « Le Rêve d’Icare » est diffusé. Trois nouveautés font aussi leur apparition dans le Monde des Enfants : le Tourbillon, la Tour des Costauds et Éclabousse (renommé l’Aspergeoir en 2007).

La stratégie mise en place par le parc semble enrayer la baisse de fréquentation puisque cette dernière augmente de 12%. Le nombre de visiteurs passe de 1.205.000 à 1.354.000.

Le Futuroscope poursuit ses investissements au cours de l’année 2005. Le parcours scénique Images Studio devient Star du Futur ! Cette modification consiste à l’ajout de séquence « casting », au début de l’attraction, où les joueurs doivent montrer leurs talents de comédiens afin d’intégrer le tournage d’une super production.
Les séquences vidéos de Pierre Tchernia sont remplacées par de nouvelles séquences vidéo où les visiteurs font la connaissance de Jean-Fred, directeur de casting, et Benoît Quignon, visiteur lambda. Mathilde Seigner, ainsi que le duo Omar et Fred, font plusieurs apparitions pendant le parcours.
Lors de la scène finale, les visiteurs découvrent une fausse bande-annonce de film dans laquelle sont intégrées les saynète qu’ils ont jouées lors du casting. À la sortie de l’attraction est installée une boutique où il est possible d’acheter des photos prises durant le parcours.

Le film « La Légende de l’Étalon Noir » est diffusé au Kinémax, « Péril sur Akryls » au Cinéma Dynamique 1. La Cité du Numérique s’enrichie d’un jeu grandeur nature : Kegopolis Warriors.

Une nouvelle expérience fait son apparition au Pavillon de la Communication : Les Yeux Grands Fermés. Plongés dans l’obscurité totale les visiteurs ont l’illusion de traverser différents lieux, grâce à leurs sens, en compagnie d’un guide d’aveugle. Une participation est demandée à l’entrée du parcours pour financer des actions en faveur des personnes déficientes visuelles.

Pendant les vacances de Noël, une piste de ski est aménagée.

La fréquentation du Futuroscope croît de nouveau, passant à 1.435.000 visiteurs à l’issue de la saison 2005. La destination reprend sa place de 2e parc de loisirs le plus visité de France et le 5e en Europe. Le 27 avril, le parc il accueille son 30 millionième visiteur.

Mais il faut attendre 2006 pour qu’une toute nouvelle attraction voit le jour. Le 5 avril est inauguré Danse avec les Robots au sein d’un nouveau pavillon baptisé le Pavillon des Robots. Ce lancement s’inscrit dans le cadre d’une saison sur le thème des robots pendant laquelle le parc sort le livre Robots extraordinaires, une chronologie prospective s’étalant de 1950 à 2050 qui présente des robots, des recherches scientifiques, de grands inventeurs qui ont marqué leur époque – ou le feront dans les décennies à venir. Un robot peintre et des robots-chiens Aibo de Sony arrivent également à la Cité du Numérique. Enfin Le Zoo des Robots, une exposition interactive de 6 robots animés expliquant l’anatomie de vrais animaux, est présenté au Cinéma 360°.

D’autres nouveautés sont au programme de cette saison :

  • Un nouveau film en relief à l’IMAX 3D : « Le Seigneur du Ring ».
  • Une nouvelle attraction au Monde des Enfants : Le Balancier des Fortiches.
  • Le spectacle nocturne « La Forêt des Rêves » fait ses début sur le Lac aux Images.

Une exposition de photos géantes est organisée dans les allées du parc : L’Odyssée Sibérienne de Nicolas Vannier.

Après un démarrage en trombe au mois d’avril – 15% de visiteurs de plus par rapport à l’année précédente- la saison se termine sur une fréquentation stable par rapport à 2005. Cette dernière passe de 1.435.000 à 1.437.000 visiteurs.

Pour la saison 2007, de nouveaux films IMAX sont diffusés : Sous les Mers du Monde au Solido et Expédition Nil bleu au Kinémax. En février, La Vienne Dynamique devient La Vienne Dynamique + d’effets. Des brumisateurs et des ventilateurs sont ajoutés pour enrichir l’expérience, ainsi qu’un dispositif de spatialisation du son.

L’exposition photographique L’Odyssée Sibérienne de Nicolas Vannier est enrichie et une exposition photos sur les 20 ans du Futuroscope voit le jour à la gare SNCF du Futuroscope.

La destination ouvre aussi ses portes à l’art en accueillant dans ses allées des œuvres de land art et des sculptures de Jean-Louis Toutain.

Mission Éclabousse, attraction aquatique de type splash battle, est inaugurée au sein du Monde des Enfants.

Le Cinéma 360° ouvre, pendant cette saison, uniquement les jours de forte affluence. Le film « Couleurs Brésil » y est diffusé.

Pour fêter son vingtième anniversaire, le parc fête organise le 2 juin un concert évènement en partenariat avec la radio Alouette. Le 9 juillet, les arènes de l’émission tv Intervilles s’installent sur le Lac aux Images. Saintes est opposé à Tours.

Cet anniversaire est aussi l’occasion pour le Futuroscope de modifier, à la marge, son logo pour adoucir ses courbes. Un nouveau slogan est intégré dans les campagnes de communication : « Faites vous plaisir, osez de nouvelles expériences ! ».

La fréquentation du complexe poursuit sa progression et atteint 1.565.000 visiteurs à la fin de la saison. Le parc renoue également avec les bénéfices.

L’année suivante, le 5 avril 2008, le Futuroscope inaugure son nouveau dark ride : Les Animaux du Futur. Ce safari interactif prend place dans un tout nouveau pavillon. Les visiteurs, à bord de véhicules d’expédition, parcourent des biomes ayant subits les affres du changement climatique et de l’activité terrestre. Équipés de jumelles de réalité augmentée et d’un bracelet capteur, les passagers voient surgir virtuellement et en 3D les animaux qui pourraient peupler notre planète dans 5, 100 ou 200 millions d’années. 7 millions d’euros ont été nécessaires à la construction de ce pavillon surnommé L’Arche de Noé du Futur.

Une nouvelle expérience est proposée au Pavillon 360° : La Citadelle du Vertige. Grâce à des lunettes baptisées Hallucinoscope, inventée par le magicien Gérard Majax, les visiteurs sont immergés dans une fresque réalisée par l’auteur de bandes dessinées Moebius.

À l’Omnimax est projeté le film « Dinosaures », « Laponie Express » au Cinéma Dynamique 1 et « Glacier Run » au Meilleur du Dynamique.

1.610.000 de visiteurs se sont rendus au Futuroscope au cours de cette saison.

À partir du 7 février 2009, et ceux jusqu’à sa fermeture définitive en 2012, le Pavillon du Cinéma Dynamique 1 propose le film « ÉcoDingo », réalisé en exclusivité pour le parc par le studio Cube Creative.

Un nouveau restaurant ouvre ses portes : Comptoirs du monde. Ce dernier remplace Planète Burger.

Durant cette saison, un nouveau spectacle nocturne est lancé : « Le Mystère de la Note Bleue ».

Le planétarium du parc projette « Chocs Cosmiques » en remplacement de « Destination Cosmos ». « Les Astromouches » débarquent au Pavillon Imax 3D.

En avril, le Monde des Enfants présente 3 nouveautés : Le Turbo Splash, Les As du Ciel et La Pyramide.

Bien qu’il s’agisse de l’expérience préférée des enfants, Les Animaux du Futur sont loin de faire l’unanimité chez les adultes. Une nouvelle version de l’attraction est proposée dès le 4 avril. De nouveaux animaux, comme le dragon de salant, le cochonnet des monts, les araignées argentées ou encore le scarabée crache-feu, font leur apparition pendant ce safari. Des médias ont été ajoutés pour aider les visiteurs à bien prendre en main le matériel mis à leur disposition pour utiliser la technologie de réalité augmentée. Malgré ces modifications, bon nombre de visiteurs restent déçus par la définition des images interactives en 3-D générées par le système de réalité augmentée embarqué.

Le 11 avril 2009 René Monory, fondateur du parc, s’éteint. Il avait fait le voeu de « faire pousser le futur dans un champ ». Le challenge a été relevé.

Le 9 mai, sur les coups de 15h, la nacelle de la Gyrotour se bloque à 40 mètres du sol, suite à une panne électrique. Les 87 passagers sont évacués en rappel par les sapeurs-pompiers de la Vienne.

Le Futuroscope accueille, une nouvelle fois, le jeu Intervilles en direct sur France 3, le 23 juin. Paris affronte alors Marseille.

Le 10 juillet, le parc accueille son 35 millionième visiteur.

Le 19 décembre 2009, le Futuroscope inaugure « Arthur, l’aventure 4D ». Cette attraction, inspirée du film d’animation « Arthur et les Minimoys » de Luc Besson, remplace « Le Défi d’Atlantis ». En dehors du changement de film, des effets sensoriels sont ajoutés 4D et une file d’attente thématisée est créée. Deux ascenseurs sont également ajoutés pour accéder aux navettes.
Le scénario est le suivant : à bord d’une coccinelle, les visiteurs parcourent à toute vitesse le pays des Minimoys pour raccompagner Arthur au pied de la longue vue, seul passage entre ce monde et celui des humains. S’ils ne l’atteignent pas à temps, ce passage se referme pour dix lunes bloquant Arthur à l’état de Minimoy pour autant de temps.

À la fin de cette nouvelle saison, 1.695.000 personnes ont passé les tourniquets d’entrée du parc.

Pour la saison suivante, plusieurs aménagements et nouveautés sont mises en place au sein du parc :

  • Projection de « Blues sur la Louisiane » au Kinémax et de « Moi Van Gogh » à l’Omnimax.
  • Le préshow de La Vienne Dynamique est entièrement modifié. Les visiteurs peuvent maintenant découvrir un film sur le département de la Vienne grâce à un dispositif scénique mêlant projection d’images, effets lasers et rideau d’eau capable de reproduire des formes et des mots grâce à un réseau d’électrovannes.
  • Restructuration du point de restauration Illico Resto au Monde des Enfants.
  • Rénovation du Pavillon Imagic afin d’augmenter la capacité d’accueil de la salle.
  • L’ensemble du Pavillon du Futuroscope est réaménagé. Une grande partie des installations ludiques sont remplacées par le Jardin des Arts, un ensemble d’oeuvres à la fois artistiques et technologiques, évoquant la nature. Une nouvelle salle de spectacle présente chaque jour un spectacle de robots pour enfants et une démonstration de cuisine moléculaire. De l’ancienne version de la Cité du Numérique subsistent l’Espace Gamers (plusieurs PlayStation 3 en accès libre) et une boutique.

Cette même année, l’attraction Star du Futur ! ferme définitivement ses portes.

Alors qu’une nouvelle décennie s’ouvre, le Futuroscope semble sorti d’une crise majeure qui aurait pu aboutir à sa fermeture. La fréquentation passe de 1.205.000 visiteurs en 2003 – lorsque le conseil général de la Vienne reprend l’exploitation du parc suite au fiasco Amaury – à 1.826.000 en 2010, soit une augmentation de 50%. L’image de la destination est en partie redorée. Mais comment pérenniser cette hausse de fréquentation quand le concept de monde du futur est aussi galvaudé ?

Le Futuroscope, un parc de loisir avant tout

Maintenant que Futuroscope est de nouveau en bonne santé financière, il suscite l’intérêt de la Compagnie des Alpes, filiale de la Caisse des dépôts et consignations, qui souhaite développer son pôle loisirs. Depuis 2002, l’entreprise est propriétaire du Parc Astérix, autre parc à thèmes phare en France. Ainsi, le 14 janvier 2011, le conseil général de la Vienne vend 45% de ses parts de la SA du Parc du Futuroscope à la Compagnie des Alpes pour 30 millions d’euros.

Pour le lancement de la saison 2011, un nouveau film IMAX est projeté au Solido (« Monstres des Mers 3D ») ainsi qu’un nouveau film au Meilleur du Dynamique (« Coup de foudre à Pizza Hill »).

Une nouvelle animation, Ma maison pour agir, est installée également au cœur du parc. Cette exposition didactique, imaginée par le journaliste scientifique Michel Chevalet, a pour objectif de faire prendre conscience au public qu’il est possible d’investir dans une construction écoresponsable pour un prix modéré.

Au mois d’avril une attraction de type shooting ouvre au Pavillon 360° : Le 8e Continent. Dans cette expérience interactive les participants doivent tirer, grâce à un pistolet laser, sur des animaux-déchets qui se déplacent sur un écran. Leur objectif : réaliser le meilleur score possible. Pendant toute la durée du film, les joueurs sont installés sur des sièges dynamiques, aux allures de mini scooters des mers.
Le scénario de cette attraction est basé sur un phénomène réel. La catastrophe écologique, qui a pour nom le huitième continent, désigne la dérive d’une plaque de déchets dans le Pacifique nord. La navigatrice Maud Fontenoy est marraine de cette nouvelle attraction.

Début juillet, une nouvelle attraction en 4D autour du personnage du « Petit Prince » est lancée au Pavillon de l’Imaginaire, la nouvelle appellation du Pavillon de la Communication.
Une salle de 270 places est aménagée. Sa particularité : les visiteurs ne sont pas assis dans des fauteuils comme dans les autres salles du parc, mais adossé à une structure au niveau du dos. Le sol des rangées, monté sur vérins, peuvent reproduire des effets de tremblement, de montée et de descente. Des effets de froid, de vent, des odeurs, de l’eau ou encore des bulles complètent l’expérience.

En novembre 2011, « Arthur, l’Aventure 4D » reçoit l’Award for Outstanding Achievement (prix de la meilleure attraction du monde) de la part de la Themed Entertainment Association, l’association internationale des professionnels du domaine des parcs de loisirs.

Après plusieurs années de croissance continue, la fréquentation connaît un léger repli avec 1.741.000 visiteurs pour cette saison 2011. Le 22 juillet, le Futuroscope accueille son 40 millionième visiteur.

Quelques semaines avant sa fermeture hivernale, le 17 décembre 2011, le parc donne le coup d’envoi de son 25e anniversaire. À cette occasion l’attraction « Le Petit Prince » est officiellement inaugurée ainsi que le nouveau spectacle « iMagic » créé par l’illusionniste Bertran Lotth et mis en scène par Arthur Jugnot.
Les visiteurs peuvent aussi rencontrer Le Peuple du Futur, une famille de personnages humains venant de l’an 2112.

Pour son 25e anniversaire, le parc va proposer un programme plus léger que pour son 20e anniversaire. Les nouveautés que les visiteurs peuvent découvrir :

  • Dès le mois de février, la salle des simulateurs de La Vienne Dynamique est dotée d’écrans latéraux pour que les visiteurs se sentent au coeur de l’action. Le film est, à compter de cette date, projeté en numérique.
  • En avril, Le Meilleur du Dynamique devient Le Festival du Dynamique. Une rangée de 3 simulateurs de 4 places est ajoutée pour augmenter de 25% la capacité de l’attraction. La file d’attente et la salle d’embarquement ont été aussi réaménagées sur le thème des véhicules volants de science-fiction, thème commun aux films qui y sont diffusés (« Péril sur Akryls », « ÉcoDingo » et « Coup de Foudre à Pizza Hill »).
  • Au Kinémax est organisé le Festival Imax. Les visiteurs peuvent redécouvrir les films « Sur les traces du panda » et « Everest ».
  • Lancement du Jardin des Énergies, un nouveau parcours qui remplace celui des Jardins d’Europe. Ce parcours vise à sensibiliser les jeunes visiteurs aux économies d’énergie et à la nécessité de produire moins de CO2. Chacun des 7 jardins traversé est dédié à une énergie (géothermie, énergie solaire…). Les visiteurs peuvent aussi interagir avec certaines des installations artistiques et scientifiques qui s’y trouvent.

Le samedi 23 juin, un grand concert gratuit rassemblant 18.000 spectateurs est organisé en partenariat avec la station de radio Alouette.

Cette saison anniversaire est aussi marquée par la fermeture, le 30 septembre, des Animaux du Futur. L’attraction n’a pas su convaincre les visiteurs. Courant du mois de décembre c’est au tour du Cinéma Dynamique 1 de baisser définitivement le rideau.

Le 10 octobre 2012, d’importants travaux démarrent au Pavillon du Futuroscope. La célèbre boule, qui surplombe le bâtiment, est progressivement démontée. Elle sera remplacée quelques années plus tard. Ce projet est initié par le conseil général de la Vienne au titre du maintien du patrimoine. En effet, la structure métallique qui porte la sphère de 33 mètres de diamètre présente des traces de corrosion.

À compter de cette saison, les visiteurs peuvent rencontrer la mascotte du Guerliguet dans les allées du parc.

Les festivités du 25e anniversaire du Futuroscope ne permettent pas à la destination d’engranger un gain substantiel de visiteurs. La faiblesse des nouveautés proposées durant cette saison en est peut-être la cause. 1.730.000 visiteurs participeront tout de même à cette célébration.

À l’instar de la saison 2006, qui avait mis à l’honneur les robots, l’année 2013 est celle de la musique. À cette occasion, le Futuroscope lance une nouvelle version de l’attraction Danse avec les Robots en collaboration avec le DJ Martin Solveig. L’expérience était en préouverture depuis le 22 décembre 2012.

À partir de février 2013, un nouveau spectacle nocturne est présenté sur le Lac aux Images : « Lady Ô ». Il est réalisé par Skertzò. L’histoire est racontée par Nolwenn Leroy. La musique a été composée par Bruno Coulais. Ce spectacle est officiellement inauguré le 13 avril en présence des artistes.

D’avril à août, le film en relief sur l’univers des « Beatles, Fab 4D », est projeté au Pavillon de l’Imaginaire en alternance avec « Le Petit Prince ».

La programmation de plusieurs salles est mise à jour dès le lancement de la saison, au mois de février :

  • « Destins Sauvages » à l‘Imax 3D,
  • « Tahiti Extrême » au Kinémax,
  • « L’Attaque des Drones » enrichit la sélection du Festival du Dynamique.

À partir du mois d’avril, l’Aérobar, permet aux visiteurs de prendre un verre à 35 mètres de hauteur, les pieds dans le vide, tout en profitant d’une vue imprenable sur les différents pavillons du parc. Ce type d’attraction est développé par la société Aerophile SAS qui gère aussi le Parc du Petit Prince près de Mulhouse.

Mais le Futuroscope est en mal de nouveautés capables d’attirer un public plus nombreux. Malgré le lancement réussi d’Arthur, l’aventure 4D en 2009, le dark ride Les Animaux du Futur a été un échec. À la fin de la saison 2013, le verdict est sans appel : avec 1.464.000 visiteurs, le parc a perdu plus de 250.000 visiteurs par rapport à la saison précédente. Face à la fréquentation décevante de ces dernières années, la destination s’engage dans un nouveau plan de développement qui vise à renouveler cinq pavillons entre 2014 et 2018 pour un investissement total de plus de 50 millions d’euros. Ce plan est un nouveau tournant dans l’histoire du parc, car il vise essentiellement à reconvertir des salles de projection IMAX, ainsi que des pavillons vacants, en attractions inédites afin de réorienter l’offre vers davantage de sensations, de spectacle vivant et d’interactivité. Le Futuroscope souhaite se défaire de son étiquette de Parc Européen de l’Image, qui prévalait dans les années 1990.

La première réalisation de ce plan d’investissement est un dark ride mettant en scène les Lapins crétins : La Machine à Voyager dans le Temps, attraction créée en partenariat avec Ubisoft. Elle ouvre ses portes juste avant la fin de la saison 2013. Elle prend place dans le pavillon où était présenté Les Animaux du Futur. Elle embarque les visiteurs dans un voyage dans le passé pour voir comment les Lapins Crétins ont modifié le cours de l’histoire.

En février 2014, un nouveau film est proposé au Pavillon de l’IMAX 3D : « Mission Hubble ». Le Festival du Dynamique propose un nouveau film, « Virus Attack » réalisé en partenariat avec l’INSERM.

Une nouvelle version du spectacle nocturne « Lady Ô » est proposée aux visiteurs.

À Chocs Cosmiques, la salle de préshow est repensé en partenariat avec le CNES (Centre National d’Etudes Spatiales).

À partir du mois de juin, les visiteurs qui résident à l’Hôtel du Futuroscope peuvent accéder directement au parc grâce à une passerelle arrivant au niveau du Pavillon IMAX 3D. Courant du mois de juillet, une nouvelle attraction ouvre au sein du Monde des Enfants : Les Apprentis Pompiers.

Le 18 novembre 2014, la nouvelle boule du Pavillon du Futuroscope est posée.

Une nouvelle étape du plan d’investissement pluriannuel du Futuroscope est franchie : à l’automne 2014, les pavillons IMAX 3D et Tapis Magique ferment leurs portes afin de préparer l’installation de nouvelles expériences.

La stratégie d’investissement du parc produit ses premiers effets. D’après Dominique Hummel, président du Directoire du Futuroscope, déclare qu’un visiteur sur 2 est venu au parc pour découvrir en premier lieu la nouvelle attraction de la destination : La Machine à Voyager dans le Temps.
Fin 2014, la destination a accueilli 1.665.000 visiteurs, soit une augmentation de 13,7% par rapport à l’année précédente. Pour accélérer cette augmentation, une nouvelle campagne de communication est lancée l’année suivante. Son slogan : « Vous n’imaginez pas ce qui vous attend ».

En février 2015, à la réouverture du parc, l’Arena Fun Xpériences ouvre ses portes au Pavillon du Futuroscope. Cette expérience est composée de 8 défis sportifs et technologiques.

Le 25 avril, le spectacle « Les Mystères du Kube » fait ses débuts au Pavillon IMAX 3D. Trois comédiens-danseurs évoluent au cœur d’une scène-écran mélangeant mapping vidéo, danse et performances circassiennes. Ce show met en scène un cube mystérieux, retrouvé par des archéologues dans les glaces de l’Antarctique. Pour la première fois, il est exposé sur scène. Il semble endormi… mais c’est tout son univers qui va se déployer pour projeter les spectateurs dans un monde fantastique. Plus de 3 millions d’euros ont été investis dans ce spectacle.

Au cours du printemps 2015, le restaurant KaDéliceScope change de décors et devient La Table d’Arthur.

À la fin du mois de juillet, Futur l’expo ouvre au Pavillon Images Studio. Cette exposition, en libre accès, est une sorte de showroom où sont présentées des innovations technologiques dans le domaine de la domotique, des expériences interactives utilisant des objets connectés, un espace Bar’Lab où sont proposés des boissons et des encas concoctés suivant les principes de la cuisine moléculaire et une boutique Lick.

Au mois de décembre 2015, « L’Âge de Glace 4D » remplace « Le Petit Prince ». À cette occasion, une salle de préshow est aménagée à l’emplacement de l’ancienne boite de nuit Le Moonlight. Une noix géante, la nourriture préférée de l’écureuil préhistorique Scrat, est installée ainsi que des décorations évoquant le troisième opus de la saga : Le temps des Dinosaures. Des vidéoprojecteurs diffusent par intermittence des extraits des films. Un photocall sur fond vert est également créé au sein de la file d’attente, permettant aux visiteurs d’être incrustés dans une scène du film.
La salle de projection est quant à elle décorée avec des effets de glace. En plus des effets sensoriels déjà mis en place pour « Le Petit Prince 4D », le parc a ajouté des effets de neige ainsi que des canons qui projettent des balles en mousse.

Le Pavillon de la Communication est renommé Studio 16 à compter de cette saison. Le Festival du Dynamique est renommé en Dynamic !.

L’attraction La Machine à Voyager dans le Temps reçoit un Award for Outstanding Achievement (prix de la meilleure attraction du monde) de la part de la Themed Entertainment Association.

À la fin de l’année 2015, le Futuroscope totalise 1.800.000 entrées, un score en progression par rapport à l’année précédente.

Pour le lancement de la saison 2016 un nouveau spectacle nocturne est lancé : « La Forge aux Étoiles ». Imaginé par les créateurs du Cirque du Soleil, il est présenté sur le Lac aux Images qui a bénéficié, pendant la fermeture hivernale, d’une toute nouvelle scénographie. Ce show raconte l’histoire d’un géant. Tombé sur Terre, il construit une machine extraordinaire qui va le renvoyer dans l’espace à la recherche de ses origines.

Plus attractions voient également leur programmation évoluer :

  • À partir du mois de février 2016, le court-métrage « L’Âge de Glace : Il était une Noix – L’expérience » remplace « L’Âge de Glace : Le temps des Dinosaures – L’expérience 4D » au Pavillon de l’Imaginaire.
  • « L’Explorarium » (« Jean-Michel Cousteau’s Secret Ocean ») est projeté au Solido et « Le Monde de l’Invisible » à l’Omnimax.
  • Fermé pour rénovation de novembre 2015 à fin mars 2016, le Kinémax rouvre ses portes courant avril. Son projecteur IMAX argentique a été remplacé par un projecteur numérique laser 4K. « La loi du plus fort » y est projeté.

Enfin, à partir du mois de décembre 2016, un nouvelle attraction est présentée au Pavillon du Tapis Magique : L’Extraordinaire Voyage. Cette attraction, de type flying theatre, permet à 84 passagers de l’élever au dessus d’un écran torique de 600 m². Les pieds dans le vide, les visiteurs traversent les plus beaux endroits de la planète : le Sahara, Dubaï, l’Himalaya, le Gange.

Le repositionnement du Futuroscope se précise d’année en année. À l’occasion des célébrations organisées pour son 30e anniversaire, il définit son offre d’attractions comme tournant autour de la thématique du « futur et de ses imaginaires » et des « grands rêves de l’homme ». Le parc accueille 1.900.000 visiteurs durant cette année.

Aux mois de mai et juin 2017, plusieurs événements sont organisés dans le cadre des 30 ans de la destination : une color run, qui rassemble de milliers d’anciens salariés, une soirée hommage à René Monory, un concours gastronomique avec Joël Robuchon, un chœur de 1 000 choristes, et un concert en partenariat avec NRJ.

À partir du mois de juillet Drone Academy, un spectacle de drones imaginé par la startup bordelaise Dronisos**, prend place dans la salle Studio 16. Ce spectacle s’arrête en mai 2018.

La nouvelle zone de jeux La Rivière en Chantier est inaugurée dans Le Monde des Enfants.

Fin août, l’attraction Le 8e Continent ferme ses portes pour laisser placer à une nouvelle expérience dès l’année suivante. Le mois suivant, le Solido présente sa dernière séance. Dès le mois de novembre, le pavillon est détruit pour permettre la construction du premier roller coaster du parc dont l’ouverture est prévue pour 2020.

Cette saison anniversaire a permis au Futuroscope d’accueillir 90.000 visiteurs de plus qu’en 2016, soit 1.990.000 personnes. Mais surtout, le parc frôle la barre symbolique des 2.000.000 de touristes. La destination n’en avait pas reçu autant depuis l’an 2000.

À compter de 2018 le parc va être, de façon quasi permanente, en chantier avec la construction de nouveaux bâtiments ou la modification des pavillons déjà existants afin d’y proposer de nouvelles expériences.

Pour l’ouverture de la saison 2018 un nouveau film, coproduit par le Futuroscope, est diffusé au Kinémax : « Dans les Yeux de Thomas Pesquet ».

Le 24 mars 2018, une nouvelle attraction dynamique est inaugurée au Pavillon 360° : Sébastien Loeb Racing Xperience. Placés sur l’un des 108 simulateurs dynamiques équipés de sièges baquets, les visiteurs incarnent les copilotes de Sébastien Loeb.
Leur mission : ramener, le plus rapidement possible, une fiole d’antidote dans un laboratoire pour soigner les personnes contaminées par un gaz hallucinogène qui se propage dans le secteur d’Haguenau, suite à une collision entre un camion et un train. Les visiteurs sont équipés de casques de réalité virtuelle pour suivre l’action***. Une extension de 700 m² est construite pour accueillir le préshow de l’attraction.

Faute de grosse nouveauté, et du fait de la fermeture de plusieurs infrastructures, la fréquentation retombe à 1.850.000 à la fin de cette saison.

L’année suivante sera, quant à elle, particulièrement avec peu de nouveautés. L’Omnimax est fermé durant toute la saison et Futur l’Expo ferme définitivement ses portes 1er septembre. L’espace Le Monde des Enfants est entièrement repensé et modernisé et devient Futuropolis, une ville où ce sont les enfants qui prennent le contrôle. Deux nouvelles attractions aquatiques y sont ajoutées : Sauvetage Academy (un flat ride de type jet skis) et Stadium Aqualympique (des trampolines flottant sur l’eau).

En octobre 2019, la salle Studio 16 est renommée KinéKid. Cette dernière propose alors une programmation dédiée au jeune public, qui varie au fil de l’année : « Une Famille Monstre » pour Halloween, « Yéti, l’Incroyable Homme des Neiges » à Noël 2019 et « Drôles d’oiseaux ! » début 2020.

Malgré un programme faible en nouveauté, le parc attire tout de même 1.900.000 visiteurs durant cette saison.

Les 2 années suivantes la destination doit s’adapter au contexte sanitaire mondiale. L’épidémie de Covid-19 oblige les états à imposer la fermeture des établissements de loisirs pendant plusieurs mois et à mettre en place des protocoles sanitaires stricts.

Le 7 février 2020, le Futuroscope donne le coup d’envoi de sa 34e saison. L’occasion d’inaugurer son restaurant gastronomique L’Atelier des Saveurs qui remplace Saveurs du Soleil. L’établissement rend hommage aux attractions passées et présentes de la destination.

Un tout nouveau slogan accompagne les campagnes de communication du parc : « Toutes les forces d’attraction ». Ce dernier est incarné par plusieurs personnes : la Famille Oscope.

Mais le 15 mars, en raison de l’épidémie de Covid-19, le Futuroscope est contraint de fermer ses portes. Les hôtels ferment, quant à eux, après le départ des derniers clients. Le complexe rouvre ses portes en week-end à partir du 13 juin 2020, après 90 jours de fermeture, puis tous les jours à compter du 27 juin.

Objectif Mars, le premier roller coaster du parc (un family spinning coaster), qui devait accueillir ses premiers visiteurs le 28 mars 2020 est lancé dès la réouverture de la destination. Dans cette expérience en intérieur et en extérieur, les visiteurs affrontent des champs électromagnétiques et les éruptions solaires avant d’entamer la partie montagnes russes avec des accélérations allant jusqu’à 55 km/h. Les wagons des trains peuvent effectuer des rotations maîtrisées pendant le parcours grâce à des batteries embarquées. Une nouvelle fois, le parc collabore avec le CNES pour la conception du préshow de l’attraction.

Aux abords du Futuroscope, au mois d’août 2020, est inauguré ZerOGravity un complexe de vol en soufflerie.

La situation épidémique contraint le parc à fermer de nouveau ses portes du 29 octobre 2020 au soir jusqu’au 16 juin 2021. Cette fermeture de 230 jours est la plus longue qu’ait connu le parc depuis son ouverture. La date du 29 octobre 2020 est également celle de la dernière représentation des « Mystères du Kube » au Pavillon IMAX 3D.

Sans surprise, la fréquentation du Futuroscope connaît un repli spéculaire en raison des 2 confinements. Seuls 1.070.000 visiteurs se sont rendus sur le parc en 2020.

Vision 2025 : un plan de développement historique pour le Futuroscope

Le 3 juillet 2020, juste après la fin du premier confinement, le conseil départemental de la Vienne et la Compagnie des Alpes présentent le plan de développement le plus important de l’histoire du parc : Vision 2025. Environ 300 millions d’euros vont être investis sur 10 ans pour :

  • poursuivre le développement du parc actuel avec la construction de trois attractions majeures – dont Chasseurs de Tornades à l’été 2022 (Pavillon Images Studio) et Mission Bermudes pour 2024 (en remplacement du Jardin des Énergies) – et le renouvellement du contenus de plusieurs pavillons.
  • créer un véritable resort aux portes du parc, sur l’emplacement des parkings. Ce volet comprend le développement d’une nouvelle offre d’hôtellerie et de restauration thématisées – l’hôtel Station Cosmos et son restaurant Space Loop prévus pour 2022, les EcoLodgee prévus pour 2023 – et la création d’un parc aquatique indoor : l’Aquascope (ouverture en 2024). Ces infrastructures seront reliées à terme par une vaste esplanade paysagère : la Plaza. Un refonte de l’entrée principale du Futuroscope est aussi prévue pour 2024.

L’objectif de ce plan de développement est de porter la fréquentation du site à plus de 2,5 millions de visiteurs annuels à l’horizon de 2030, mais aussi d’allonger la durée moyenne de séjour.

En raison du contexte épidémique le lancement de la saison 2021, initialement prévu pour le 6 février, est repoussé au 9 juin, avec une ouverture uniquement le week-end, puis tous les jours à partir du 26 juin.

Durant la fermeture du parc Mission Éclabousse, le parcours aquatique de Futuropolis, est rethématisé et devient Aventure Éclabousse. Son décor est inspiré du bayou de Louisiane.

La décoration du point de restauration la Crêpe Volante, qui met en vedette les Lapins Crétins, est en grandie partie changée. La crêperie est également agrandie.

Suite à la levée du couvre-feu, le 26 juin, le parc propose chaque soir son nouveau spectacle nocturne : « La Clé des Songes ».

En raison d’une fermeture imposée de presque 6 mois, le parc n’accueille que 1 .100.000 visiteurs au cours de l’année 2021.

Le 7 avril 2022, l’Arena Futuroscope est inaugurée aux abords de la destination. Cette salle de spectacle et de sports peut accueillir jusqu’à 6144 spectateurs.

Mais ce qui va surtout retenir l’attention des touristes, c’est le lancement des deux premières installations majeures prévues par le plan d’investissement Vision 2025 :

L’hôtel thématique Station Cosmos le 29 avril. Le parc propulse les visiteurs en 2190, sur Kepler 442-b où une base d’exploration spatiale a été construite par l’Agence Mondiale de l’Exploration Spatiale (AMES). Cet établissement extraterrestre a pour mission d’étudier des espèces végétales aux propriétés nouvelles comme la Big Blue. L’hôtel dispose de son propre restaurant, le Space Loop où les plats effectuent un tour de montagnes russes avant d’arriver à la table des clients.

L’attraction Chasseur de Tornade, au sein du Pavillon Images Studio, le 2 juillet. Dans ce théâtre dynamique immersif à 360°, les visiteurs sont invités à découvrir le CEMEX, le Centre d’Etudes de Météorologies Extrêmes, à l’occasion d’une journée portes ouvertes. Mais lors de cette visite, une puissante tornade fait son apparition. Les visiteurs sont alors confrontés à la puissance de ce phénomène climatique.

Le dernier investissement du parc, Chasseur de Tornade, est le symbole du renouveau du parc. L’attraction remporte plusieurs prix majeurs en Europe et dans le monde, mettant le Futuroscope sous le feu des projecteurs : Awards for Outstanding Achievement (TEA Thea Awards), Best product innovation (Park World Excellence Awards), Best Dark Ride or Media-Based Experience (Park World Excellence Awards), Best new ride (European Star Awards) ou encore Thrills Award (Blooloop Innovation Awards).

Avec 1.920.000 visiteurs en 2022, le Futuroscope revient à son niveau de fréquentation d’avant pandémie.

Le 4 février 2023, le parc donne le coup d’envoi de sa nouvelle saison. Dès sa réouverture, les visiteurs peuvent découvrir « Étincelle: La Malédiction de l’Opale Noire » au Pavillon de l’Imaginaire en remplacement de « L’Âge de Glace : Il était une Noix – L’expérience » qui avait fermé ses portes le 28 août 2022. Cette nouvelle expérience est composée de 2 temps forts :

  • Le préshow. Les visiteurs peuvent découvrir une fresque mettant à l’honneur des super-héros français (Fantax, L’Homme d’Acier, François l’Imbattable, L’Oiselle, …) dont les BD s’arrachaient dans les années 40 avant d’assister à la projection d’un film qui leur présente les personnages principaux de cette attraction.
  • La salle de projection où est diffusé un film 4D. Les visiteurs peuvent alors vivre l’aventure d’Étincelle, justicière de la lumière contre Ténèbre, le plus grand méchant de tous les temps.

Le 7 avril à 10h16, la batterie au lithium d’un des wagons de l’attraction Objectif Mars prend feu. Deux blessés sont à déplorer. Le roller coaster est alors fermé au public. Objectif Mars rouvre ses portes le 23 juin 2023. Les trains n’effectuent plus de mouvements de rotation, les batteries incriminées dans l’incident ayant été supprimées.

Qui aurait pu penser que cette destination de loisirs, construite sur d’anciens champs de betteraves, et éloignée des grandes métropoles, aurait connu un tel succès. Pendant plusieurs saisons, le parc a frôlé les 3 millions de visiteurs annuels alors que, dans le même temps, d’autres complexes souffraient de l’arrivée de Disney en France, comme le Parc Astérix ou d’autres comme Mirapolis, qui ont ni plus ni moins disparu.
L’offre initiale du Futuroscope lui a permis de se forger une image singulière dans l’univers des parcs à thèmes français. Le changement de virage, effectué à l’aube des années 2010 lui a pris, progressivement, de se déringardiser. Les yeux sont maintenant tournés vers les chantiers de Vision 2025. Les nouvelles installations permettront-elles à la destination de franchir à nouveau la barre des 2,5 millions de visiteurs annuel. Seul l’avenir nous le dira.

* le site est, à ce moment, pensé comme un triptyque regroupant sur un même site un parc de loisirs, un centre d’affaires pour les entreprises et un espace dédié à la formation. Cet article ne va s’attacher qu’à la partie loisir du projet.

** Depuis, Dronisos s’est illustré dans le monde des parcs à thèmes avec le spectacle « Disney D-Light » lancé à l’occasion du 30e anniversaire de Disneyland Paris.

*** À partir du 4 février 2023, l’attraction Sébastien Loeb Racing Xperience ne dispose plus de casque VR. Les visiteurs peuvent suivre le déroulé de l’intrigue sur un écran géant.

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